Votre équipement de construction légère présente-t-il du verre fissuré ou montrant des signes d’usure ? Remplacer le verre de votre équipement est crucial pour assurer la sécurité sur le chantier et celle de l’opérateur. Comprendre le type de verre de votre équipement est essentiel pour savoir quand il est temps de le remplacer.
Verre trempé
Le verre trempé est traité thermiquement pour être beaucoup plus résistant que le verre standard, ce qui le rend idéal pour les petits équipements de terrassement. Contrairement au verre ordinaire, lorsqu’il se brise, le verre trempé se fragmente en petits cubes émoussés plutôt qu’en éclats tranchants. Avec une grande résistance aux rayures et un entretien facile, le verre trempé convient mieux aux mini-pelles, chargeuses compactes sur pneus et chargeuses-pelleteuses, où le risque d’impact à grande vitesse est moindre.
Quand remplacer le verre trempé :
Rayures profondes : Si les rayures sont assez profondes, elles peuvent avoir compromis la couche de tension du verre, le rendant plus fragile et plus susceptible de se casser.
Mauvaise visibilité : Les éblouissements importants peuvent entraîner des accidents sur le chantier si l’opérateur ne peut pas voir clairement son environnement.
Ébréchures sur les bords : La plupart des défaillances du verre trempé commencent par les bords, et l’intégrité structurelle de la vitre risque d’échouer si elle n’est pas remplacée.
Verre feuilleté
Le verre feuilleté se compose de 2 couches de verre avec une couche intermédiaire en plastique (PVB). Avec cette technologie, si le verre se brise, les fragments restent collés au plastique et tiennent ensemble lorsqu’ils éclatent. Cela le rend beaucoup plus sûr pour l’opérateur et idéal pour les environnements à risque élevé d’impact. Le verre feuilleté offre également une excellente protection UV et une réduction du bruit dans les environnements bruyants. On retrouve généralement du verre feuilleté sur les chargeuses compactes sur pneus et sur chenilles.
Quand remplacer le verre feuilleté :
Délamination : Une apparence brumeuse ou nuageuse provenant des joints indique que la couche intermédiaire commence à se détacher des vitres, généralement à partir des bords.
Fissures en toile d’araignée ou grandes fissures : Le verre feuilleté reste intact lorsqu’il se fissure, mais une fissure sur une couche double la contrainte sur la couche restante. Règle générale : si la fissure dépasse 15 cm ou se situe directement dans le champ de vision principal de l’opérateur, il est temps de la remplacer.
Décoloration ou jaunissement : Cela peut se produire après des années d’exposition aux rayons UV sur le chantier, et la couche intermédiaire peut se décomposer chimiquement. Recherchez une teinte jaune ou brunâtre qui ne s’enlève pas au lavage.
Bulles au centre : Parfois, la liaison entre le verre et le plastique échoue au centre de la vitre, ce qui entraîne une distorsion optique rendant la vision de l’opérateur plus difficile.
Verre en polycarbonate (plexiglas)
Le polycarbonate, également connu sous le nom de plexiglas, est la norme industrielle pour une résistance extrême aux impacts. Ce matériau est idéal pour les environnements à haut risque où de lourds débris peuvent atteindre la cabine. Beaucoup plus léger que le verre et pratiquement incassable, il se raye toutefois très facilement et peut jaunir avec le temps à cause des rayons UV.
Quand remplacer le plexiglas :
Micro-fissures (crazing) : Le crazing ressemble à des milliers de petites fissures microscopiques qui scintillent dans le matériau à cause de l’exposition aux rayons UV ou aux produits chimiques agressifs. C’est un signe que les liaisons moléculaires du plastique se dégradent et que le matériau devient plus fragile.
Jaunissement important : Le polycarbonate est sensible au soleil ; avec le temps, les rayons UV peuvent transformer le plastique transparent en jaune, ce qui perturbe la visibilité de l’opérateur.
Rayures profondes : Le polycarbonate étant beaucoup plus souple que le verre, il se raye facilement. Remplacez-le lorsque les rayures créent des éblouissements et nuisent à la visibilité.
Voile chimique : Si la vitre ou le pare-brise est nettoyé avec de l’ammoniac, de l’essence ou certains dégraissants, la surface se “voile” presque instantanément. Si la zone voilée se situe dans le champ de vision de l’opérateur, elle ne peut pas être réparée et doit être remplacée.